MAHENDRADHATTA

 

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Peut être est-ce l’un des noms qu’elle porte,
Cette déesse dont le visage saille sous ma peau
Et dont l’éclat laisse sans défense,
Mes certitudes et mes ignorances.

Mon être est tel un bol d’eau
Recevant le pinceau gouaché,
Infusant une douce couleur
A l’humeur du moment.

Dans son royaume naissent des chutes d’eau,
Maquillées de poissons aux nageoires purpurines
Aux écailles de miroir courtisées par les algues graciles.

Le tigre se prosterne pour s’abreuver ;
Des cris d’oiseaux ricochent sur les gongs rutilants.

Les visions s’enchaînent et s’estompent,
Troublant à peine le paisible liquide
Comme le noyau de marbre d’une statue
S’évapore sous les traits de la déesse.

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