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FONDAMENTALES RÉALITÉS

I

Le visage émacié,
Une femme pleure son mari.
Dans les taillis,
Un rossignol chante au-dessus d’elle.

De jour comme de nuit,
Les amants s’étreignent
Et s’irise la lune
Blanchie des nuées d’automne.

Horloge affolée est le monde des hommes,
Clignotante de chiffres
Et de cruels engrenages.
Le criquet se repose,
Luisant sur le bourgeon
Et le sage contemple ses mains
Caressant les nuages.

 

 

II

La cité crache ses âcres fumées.
Terré dans son réduit nocturne,
Au-delà de l’égout et des tunnels ferroviaires,
Le mendiant écoute
Le chemin de l’argile
Où tournent les fossiles
A la manière de jouets d’enfants.

III

 

Elle pose sa main
Sur la joue du bien-aimé
Et dans le vert de son œil
Outre la couleur de son âme,
Elle voit les océans vainqueurs,
Les poissons s’illuminant
Et la flore sortir des eaux.

 

IV

 

L’insecte est guerrier,
Crochu et hideux.
Il n’est rien de tout cela
Pour le soleil…
Et lui et moi changeons de forme,
Au gré des constellations
De passage.

 

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