DESERTINA  (Hommage à la chanteuse Lhasa)

J’attache mes cheveux
Puis je pars sur la route ardente,
J’y vois des tiges, des fougères
Et des fleurs
Et je bois leurs paroles qui me sont inconnues.

Les vagues se forment à l’horizon
Quand le ciel donne une forme au silence,
J’ondule tel un mirage
Pieds nus et sable brûlant.

Ma robe est froide
Et je sens une caresse sur l’épaule
Mais tu n’es plus là pour me porter.

Chaque nuée d’oiseaux s’élance de la dune
Et l’eau reflète leur cri sublime,
Je pointe mon couteau vers les rochers
Et la lame reflète d’étranges pensées.

J’aimerais regarder,
Mais on m’attend là-bas,
Là où les maîtres n’ont pas de nom…

Emmanuel Rousseau

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