Nous avons tous ce souvenir, cette expérience,
D’un alignement parfait, d’une plénitude sans mots,
d’un bonheur sans enjeu…
L’enfant, dans sa chambre l’été,
regardant le ciel d’un bleu profond,
cette chanson lui tend la main
« je suis entré dans l’église, je n’y ai vu
personne,
que le regard éteint du plâtre des statues… »
le rideau agite la main lentement,
tel un nénuphar bercé par la rivière ensemencée,
il pêche, lentement, frissonne des bêtes qui surgissent
des ronces et des souches cornues
« j’ai croisé le mendiant qui à perdu sa route,
dans mon manteau de pluie je lui ressemble un peu ».
Alors l’enfant ressent de l’amour, destiné à personne
ou plutôt, que chacun se serve…
« on m’avais dit que tout s’efface, mais le temps passe
heureusement, heureusement… »
Je fus l’enfant, le ciel et la rivière… 

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(d’après « je pense encore à toi » F. Cabrel-1979)