Je ne connais de lui que cette impression dans la poitrine qu’il me laissait à chacune de ses apparitions…
Il y a ce visage aux mâchoires crispées
d’un garçonnet qui vient de se battre.
Que faire dans ce monde ?
Faire sienne l’épitaphe de Gérard de Nerval ? (*)
Non, beau garçon, il y a encore les femmes…
Soyons dragueur, direct, maladroit ou mystérieux
mais bienveillant.

Une autre femme, même pour de faux,
une autre actrice, pour mieux pleurer dans ses bras…

Alors, tu l’imagines, ouais, il arriverait là maintenant, le mec,
avec son marcel bleu moulé sur les pectoraux,
il nous regarderait tous, le menton provoquant,
à cette époque j’essayais de lui ressembler,
il me dirait « dégage morveux », se lèverait de table, n’y tenant plus,
et d’un rire nerveux, le regard affolé :
« je lève mon verre à la plus belle bande de salopards réunis
autour de cette table… »
(*)(et quand vint le moment, où las de cette vie, un soir d’hiver,
enfin l’âme lui fut ravie, il s’en alla disant, pourquoi suis-je venu?)

patrick dewaere coup de tete