C’est un silence de grenier qui enveloppe ces portraits…
L’écho en est si atténué, la posture militaire nous en éloigne, les bouches sont si serrées, mais le regard est si perçant.
De l’une à l’autre, je vais essayer…

« le cœur battant, j’ai attendu ce garçon, incapable que je fus
de faire autre chose, simplement d’observer l’immuable progression de ce trou béant, dans ma poitrine.
Alors, mes yeux se sont retournés dans mon for intérieur et je vis comme on part au front, voyez cette ombrelle comme une épée et ma posture est celle d’une statue… »
« J’aimerai danser, avec ferveur et passion. Je suis lasse de ce village où les hommes s’expriment en borborygmes et jargon de métier et ou mes tantes ne pensent qu’à me préparer mon trousseau de casseroles. Je suis déterminée à présent, je vivrai comme vis l’oiseau. Voyez mon ombrelle comme une flèche et ma posture est celle d’un arc… »

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