L’ancien bâti des ports et varennes de Loire a eu ses lettres de noblesse et ses bergers de la pierre,
parmi eux, l’arrière grand-père, maçon de son état, santon de Provence à la ceinture de flanelle sombre, s’apprêtant avec ses hommes, à raviver le squelette d’une maison…
Navire de pierre où l’équipage bien souvent, restera sous le manteau de son village et s’il part, ce sera bien souvent pour de funestes raisons.
En attendant, chacun regarde l’objectif avec sérénité, légitimité, la posture traduit toute la dignité de chacun.
Visages fins et affairés ou bien, têtes gauloises, joviales et cuites.
Précédé par son ventre, le personnage de profil semble acquiescer au savoir-faire des hommes, bâtisseurs qui se succèdent dans l’impressionnant levain d’une lignée où chaque édifice est signé comme en bas d’un tableau.
Aujourd’hui, l’ancien café est à vendre, l’épicerie n’existe plus, on ne sait que faire du moulin en ruines, plus personne ne pose les pierres comme ça…
p1911 Chantier avec Maurice Pradel à Continvoir